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The Lovejoys distillent une musique old school, à mi-chemin entre le rock des sixties et le funk des seventies, et qui n’attend que de faire vibrer le dancefloor. Le but avoué, c’est de passer une bonne soirée dans une ambiance rétro. Et ça le fait !« Tiens, j’ai quelque chose pour toi, je suis sûr que ça va te plaire », m’a dit Fabdun lorsqu’il m’a confié l’album des Lovejoys, « And you don’t stop » afin que j’en fasse ma prochaine chronique. Et alors que je venais de le déposer sur ma platine et d’appuyer sur play, les premières notes du disque s’égrènent. C’est bien parti, me dis-je. Et ce son, c’est bien vintage… C’est là que je mets un nom sur ce que j’entends : une reprise du Good times bad times de Led Zep. Ah ben tiens, kool, me dis-je. Je regarde au dos de la pochette. Mais ils font que des reprises ? « Le but, c’était d’interpréter des versions instrumentales de reprises entre funk et rock groovy, des morceaux que beaucoup de rappeurs utilisent comme samples pour faire leurs instrus. Mais nous avons également nos propres compositions, dans lesquelles nous essayons de conserver le même esprit », explique Tristan, l’une des chevilles ouvrières des Lovejoys.
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Focus« And you don’t stop » a été publié sur le label Langusta Recordings. Kézako ? Eh bien, à la base, Langusta est un collectif de musiciens biennois, une structure qui s’est petit à petit « professionnalisée » sous la forme d’un label, avec studio, agence de booking et tout le toutim. Le label est spécialisé dans l’« entertainment et l’underground » et plusieurs autres groupes gravitent dans son giron, comme Amos Corny, Borotron ou Simon Gerber. Ça grandit, mais Langusta ne se prend pas pour autant la tête : « On travaille sérieusement, mais on prend les choses comme elles viennent, les unes après les autres. On ne se pose pas trop de questions, on le fait parce que personne ne le fait pour nous, c’est notre philosophie do-it yourself », explique Tristan. À voir sur le site internet, www.langusta.ch, c’est bien parti, avec notamment un accord de distribution avec RecRec. En outre, les Lausannois de Climax enregistreront leur album au studio Langusta dès février 2007. Notre avisThe Lovejoys revendique une couleur musicale rétro, avec un répertoire comprenant des oldies et des compositions originales aux sonorités old school. Le groupe y réussit plutôt bien, et si le disque ne suffit pas, il y a encore différents titres en mp3 sur le site internet, dans la même veine. En bonus, deux morceaux plus latino, dont un filmé en live avec Simon Gerber au chant, preuve s’il en faut de l’aisance scénique des Lovejoys. Des guitares à l’attaque bien sèche, un orgue Hammond tournoyant et des cuivres fort à propos font de ce cocktail une machine à remonter dans le temps qui a l’avantage d’arriver à destination en entier.
yann || le 04 décembre 2006
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