article

Watch The Men Fall réapparaît dans l’obscurité

Watch The Men Fall

« L’Eternité et un jour » : un nouvel album qui semble bien porter son nom, tant la préparation du disque a paru longue. Mais réjouissez-vous, amateurs de trip-hop/électro, la sortie est prévue ces jours.

Watch The Men Fall - WTMF - existe depuis belles lurettes. Depuis 1998 précisément. Serge, l’un des membres fondateurs, explique : « Tout au début, on faisait du hardcore. C’était vraiment de la chie ! Ca ne marchait pas très bien. Ensuite, après s’être arrêté, on a commencé à faire de la musique sur les ordinateurs. Quand on a commencé à jouer ensemble, on faisait des reprises de groupe comme Cop Shoot Cop, de la no-wave new-yorkaise. » Inutile de préciser que durant neuf ans, le groupe neuchâtelois a subi de nombreux changements, au niveau de la musique donc, mais aussi au niveau du personnel. Aujourd’hui WTMF réunit Nicolas (batterie), Thierry (basse), Gail (chant) et Serge (clavier).

« Maintenant, raconte Serge, on a vraiment glissé vers quelque chose de plus doux. » Trip-hop ? Post rock ? Ambiance ? Electro ? En fait, Watch The Men Fall, c’est un peu tout cela à la fois. Et pas ça non plus ! « On fait des morceaux très électro où il n’y a aucun instrument. Et d’autres morceaux ont encore vraiment cette touche rock sombre. On est autant influencé par The Cure que par les mouvements hip-hop comme Anticon. Il y a quelques années, on nous a dit que ce qu’on faisait était trop répétitif. On s’en est rendu compte et on y fait attention. Par contre, l’atmosphère général reste toujours la même : c’est de la musique qui est sombre et lente. » Dans une même volonté, Watch The Men Fall cherche avant tout à explorer de nouveaux univers, à diffuser certaines ambiances. Les musiciens privilégient et cultivent donc avant tout ce côté musical et instrumental.

Après de nombreux concerts entre 2002 et 2004 dans toute la Suisse (romande, allemande et italienne), les Neuchâtelois avaient fait la première partie de l’électro-jazzman bernois, Mich Gerber à la Case-à-Chocs, avant de s’effacer quelque peu. Ils semblaient même avoir vraiment disparu dans l’ombre. En réalité, c’était pour mieux concocter un nouvel album (en 2003, ils avaient déjà sorti un premier 4 titres). Un come-back ?

« On espère que c’est un come-back, continue Serge. Mais ce n’est pas une rupture, c’est plus une continuité. On est resté sur l’impression de notre dernier concert, la première partie de Mich Gerber où le public était vraiment présent. On était sur la même longueur d’onde. » Les huit morceaux – sauf un – de ce disque intitulé « L’Eternité et un jour » on été enregistré au Studio Mecanique à la Chaux-de-Fonds. La sortie, attendue depuis longtemps, se fera effectivement dans deux semaines.

« On sait que le public de connaisseurs est difficile et pointilleux. Avec cet album, on veut vraiment s’affirmer auprès de ce public peut-être plus pointu mais vraiment amateur. » Les artistes de Watch The Men Fall prévoient donc de présenter leurs nouveaux sons dans les salles et les festivals cet été.

En attendant, Newzik vous propose "Petra Von K." un titre tout frais tout neuf. Ne cherchez pas ailleurs, c’est une exclusivité !

 

watch_the_men_fall

 

watch_the_men_fall

 

watch_the_men_fall




 

Focus

Même si la musique de Watch The Men Fall reste assez sombre et obscure, le nom du groupe n’est pas le témoin d’une vision pessimiste ni d’envies suicidaires ! Il fait bien plutôt référence au film de Jacques Audiard du même nom (« Regarde les hommes tomber »). Et nous touchons là l’inspiration et l’influence première du groupe, le cinéma : « Si on avait eu les moyens, nous révèle Serge, on aurait peut-être pas fait de la musique, mais du cinéma. Tout le concept du disque tourne justement autour de films qui ont marqué l’un ou l’autre du groupe. » Un coup d’œil au dos de la pochette laisse entrevoir certains titres de films. « L’Eternité et un jour », « Cinq fois deux », ça ne vous dit rien ? Et en écoutant les sons de Watch The Men Fall, on comprend mieux cette envie de construire des ambiances, des atmosphères et des mondes.

Notre avis

Je suis loin de faire partie de ce public de connaisseur pointilleux dont parle Serge ! Il n’y a pas de risque que je les compare à Portishead – ce que le groupe veut éviter - dont je connais plus le nom que la musique. J’ai pourtant eu la chance de découvrir et d’écouter l’album « L’Eternité et un jour ». Et l’effet est tout à fait déconcertant. Dans une sorte de musique en perpétuelle déformation, tout en modulations et en vagues, les sons très artificiels et numériques – mais jamais totalement électro - se combinent avec les rythmes instrumentaux live. L’atmosphère est lourde et pesante, mais non moins traversée par une grande harmonie, notamment grâce à la voix de la chanteuse Gail. N’attendez pas une éternité avant de plonger la tête la première dans le nouvel univers proposé par Watch The Men Fall !

Avertissement pour l’internaute : le site internet ainsi que l’espace sur myspace du groupe sont - comment dire ! – en cours de (re)construction. La mise à jour ne saurait tarder.


 

françois  ||  le 27 février 2007


agenda concert
recherche

réseau

DiskOverMusic.com

Le PatchOmag

Join our Facebook group!

Newzik.ch sur MySpace