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« L’Eternité et un jour » : un nouvel album qui semble bien porter son nom, tant la préparation du disque a paru longue. Mais réjouissez-vous, amateurs de trip-hop/électro, la sortie est prévue ces jours.Watch The Men Fall - WTMF - existe depuis belles lurettes. Depuis 1998 précisément. Serge, l’un des membres fondateurs, explique : « Tout au début, on faisait du hardcore. C’était vraiment de la chie ! Ca ne marchait pas très bien. Ensuite, après s’être arrêté, on a commencé à faire de la musique sur les ordinateurs. Quand on a commencé à jouer ensemble, on faisait des reprises de groupe comme Cop Shoot Cop, de la no-wave new-yorkaise. » Inutile de préciser que durant neuf ans, le groupe neuchâtelois a subi de nombreux changements, au niveau de la musique donc, mais aussi au niveau du personnel. Aujourd’hui WTMF réunit Nicolas (batterie), Thierry (basse), Gail (chant) et Serge (clavier).
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FocusMême si la musique de Watch The Men Fall reste assez sombre et obscure, le nom du groupe n’est pas le témoin d’une vision pessimiste ni d’envies suicidaires ! Il fait bien plutôt référence au film de Jacques Audiard du même nom (« Regarde les hommes tomber »). Et nous touchons là l’inspiration et l’influence première du groupe, le cinéma : « Si on avait eu les moyens, nous révèle Serge, on aurait peut-être pas fait de la musique, mais du cinéma. Tout le concept du disque tourne justement autour de films qui ont marqué l’un ou l’autre du groupe. » Un coup d’œil au dos de la pochette laisse entrevoir certains titres de films. « L’Eternité et un jour », « Cinq fois deux », ça ne vous dit rien ? Et en écoutant les sons de Watch The Men Fall, on comprend mieux cette envie de construire des ambiances, des atmosphères et des mondes. Notre avisJe suis loin de faire partie de ce public de connaisseur pointilleux dont parle Serge ! Il n’y a pas de risque que je les compare à Portishead – ce que le groupe veut éviter - dont je connais plus le nom que la musique. J’ai pourtant eu la chance de découvrir et d’écouter l’album « L’Eternité et un jour ». Et l’effet est tout à fait déconcertant. Dans une sorte de musique en perpétuelle déformation, tout en modulations et en vagues, les sons très artificiels et numériques – mais jamais totalement électro - se combinent avec les rythmes instrumentaux live. L’atmosphère est lourde et pesante, mais non moins traversée par une grande harmonie, notamment grâce à la voix de la chanteuse Gail. N’attendez pas une éternité avant de plonger la tête la première dans le nouvel univers proposé par Watch The Men Fall !
françois || le 27 février 2007
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