Ce quatuor énergique est réputé pour son cocktail funk rock explosif et pour ses concerts endiablés où règne une atmosphère amicale et déjantée. Ils vont vous en mettre plein les yeux et les oreilles!
Une fois encore nous prouvons que la musique suisse ne s’arrête pas au yodle et au cor des Alpes. Non, la musique suisse, et plus exactement romande se porte bien. La preuve avec Izul ! Comme les membres du groupe l’expliquent, ils ont « trouvé le style pour incarner le groupe populaire et médiatique tout en restant sérieux, au contraire de nombreux groupes de rock fast food.»
Izul existe depuis maintenant 14 ans, autant dire un bail. C’est en effet « un très très vieux groupe qui nous a suivi toute notre jeunesse, même qu’on est encore jeune. Très vite on a trouvé un style qui convenait bien à tout le monde » commente le chanteur. Après quelques changement dans sa composition, il compte actuellement dans ses rangs Yvan Charmillot (batterie), Alexis Beuchat (basse), Christian Schürer (claviers) et Olivier Charmillot (voix et guitare). Izul à beau avoir « une grande partie de racines « jurassiques » comme le souligne Olivier, il est actuellement basé à Bienne.
Leurs influences sont à chercher dans leurs expériences passées très diverses et passent par Neil Young, les révolutionnaires « Chillies », Mingus et Camaron. Olivier nous explique à ce sujet : « On aime beaucoup de choses. Ce qui est étonnant pour nos derniers disques, on a toujours été influencé par les grands groupes qu’on aimait, comme les Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine, etc. On a toujours aimé leur forte énergie et leur joie. Maintenant, on fait vraiment la démarche inverse. On essaie plus de trouver une identité au groupe. Pour ma part, j’ai écouté beaucoup moins de musique pendant longtemps pour être moins influencé par des autres choses. Ça ne veut pas dire que je n’aime pas la musique. Au contraire, mais c’est un choix de revenir en arrière dans une période de composition et de création. Il faut aussi dire que maintenant on a changé les deux musiciens de la session rythmique, basse et batterie. Et eux, ils sont dans une veine plus rock alternatif. C’est des musiques très créative et très riche. Ça nous fait beaucoup de bien. »
La scène reste incontestablement le meilleur moyen de découvrir Izul, qui semble avoir été créé pour cela. Sur les planches, le groupe explose littéralement et déploie une énergie folle. Comme le quatuor l’explique, ils ont pu « perfectionner leur art en jouant dans des lieux quelques fois aussi exotiques que minables ». Leur meilleur souvenir scénique reste incontestablement leur concert en Amérique du Sud à Caracas en 1999. Olivier explique que « Ca a été retransmis à la télévision, mais on ne le savait même pas. On a vu des caméras, mais on croyait que c’était enregistré. Et finalement non, ça passait en direct sur la chaîne nationale comme si ça passait chez nous sur la TSR sauf que c’est un pays qui compte x millions de fois plus d’habitants. Alors c’était une belle surprise et une magnifique expérience. » Ils ont également été choisis pour la première partie de la tournée international de Living Colour en 2004. En 2005, ils ont enchaîné le Caribana Festival de Nyon aux côtés Moby, Eagle Eye Cherry, Papa Roach, Patatas Chipas Club et bien d’autres encore et le Montreux Jazz Festival.
Bête de scène, mais aussi bête de studio. Izul en est déjà à son troisième album. En 1998, le groupe sort « Miam Miam Vice », en 2003 « Superfresh » et en 2004 « Discovery On Pink Planet » (distribué par Disques Office). Et c’est loin d’être fini ! En effet, les amateurs d’Izul peuvent se réjouir car un nouveau disque est actuellement en pleine préparation. La sortie est prévue pour le mois de septembre. Nous vous tiendrons évidement au courant en temps voulu !


Focus
Izul ? Drôle de nom ? Ce mot a-t-il une quelconque signification en patois jurassien ? « Le nom du groupe a plusieurs significations. A la base il a été choisi parce que c’est le nom d’un pirate de l’air. Bon vu qu’on n’avait aucune prétention politique à travers notre musique, on n’a jamais vraiment soulevé la chose. Et puis après ça veut dire plein d’autres choses comme Lucifer en suisse allemand, mais à l’envers. Mais il faut souligner aussi, qu’on n’est pas du tout un groupe satanique... Donc autant dire qu’on a rien à voir avec un pirate de l’air, ni avec Lucifer. En fait ça veut rien dire du tout. C’est juste un nom qui avait été trouvé par le premier chanteur du groupe. A la base, ça s’écrivait avec un « s », et nous on a juste remplacé le « s » par un « z ». Ce n’est pas un nom en patois jurassien. En même temps, on pourrait croire que c’est turc, mais ça ne l’est pas » m’explique Olivier.
Notre avis
Izul est un groupe coloré et épicé qui produit une musique toujours explosive entre funk et rock avec une grande maîtrise instrumentale et rythmique. Dès les premières notes, on sent leur expérience musicale. Quant à la voix d’Olivier Charmillot, elle est tout simplement magnifique. Pour résumer, c’est des boss ! Et ce n’est pas un hasard si ce groupe existe depuis si longtemps et on espère que cela va durer.
Alors maintenant, ouvrez grand vos oreilles, fermez les yeux et laissez vous emporter en écoutant deux trois titres que newzik.ch vous propose : « I Wonder » et « My Song ». Et si vous ne les avez pas déjà, procurez-vous leur album en attendant patiemment que leur nouvelle galette vienne pointer le bout de son nez en septembre prochain. Patience!
clémence || le 28 mai 2007