En ce temps gris et pluvieux au possible, Newzik vous distribue une grosse dose de Galloway. Un petit remontant rock celtique qui réchauffe le moral.
Il y a les sept péchés capitaux, les sept nains, les sept merveilles du monde. Tout aussi merveilleux, il y a les sept membres du groupe Galloway : Florine, Marie, Sylvain, David, Grégory, Johan, Rishi forment les sept visages d’une bande à part, qui distille une musique folle et répand partout sa bonne humeur. Lancé en 2002, le projet prend forme en 2004. Aujourd’hui, le combo vaudois semble avoir trouvé son élément, sa marque de fabrique : un son franchement rock envahi par une musique celtique tout en instruments : accordéon, cornemuse, banjo, clarinette, flûte, violon et bouzouki s’ajoutent aux guitare, basse et batterie plus basiques. Le tout agrémenté de textes chantés en français.
« Ce style de musique plus festive correspond plus à notre caractère », explique Rishi, le guitariste. Galloway se situe donc entre ces deux courants, rock et celtique. Johan, son compère chanteur, poursuit : « L’idée, c’est de trouver le bon mix des deux. En live, on peut jouer des morceaux purement celtiques et d’autres beaucoup plus rock. » Car il faut bien le dire, la volonté première des sept artistes, c’est avant tout de jouer sur les planches. C’est même une question vitale : « Notre but ultime, raconte Rishi, c’est d’avoir un public devant nous, de partager à fond, de le faire rêver. C’est simple : si on n’a pas de concert pendant un mois, c’est la déprime totale ! C’est comme ça qu’on recharge nos batteries et c’est ce qui nous pousse à avancer. »
Et en définitive, le groupe a tout fait pour éviter la déprime puisqu’il s’est produit plus de quatre-vingts fois (huitante fois devrais-je dire) depuis quatre ans dans toutes les contrées de Suisse romande. Et parmi toutes les régions (mais est-ce vraiment un hasard ?!) le Jura apprécie particulièrement la bande des sept qui y joue régulièrement. Rishi explique : « Dans le Jura on est attendu. Les Jurassiens aime beaucoup ce qu’on fait. On sait que si on va jouer là-bas, ça va être la teuf ! » Finalement c’est bien-sûr tous les auditeurs de Galloway qui en profitent et personne n’est épargné. « Les gens qui bossent toute la semaine ne sortent pas forcément toujours en amoureux pour un dîner aux chandelles. Ils ont aussi envie de se changer les idées, de faire la fête. Les gens qui viennent nous voir savent qu’il y a des surprises, de l’animation. » Ainsi, les artistes vaudois proposent même des chorégraphies dignes de Britney Spears, le tout évidemment sur des rythmes celtiques.
Malgré cela, Galloway a pris le temps en 2006 d’enregistrer un album intitulé « Effet papillon », un opus autoproduit vendu à près de 2000 exemplaires. Et si le groupe a pris le travail au sérieux, il a forcément eu moins de plaisir que sur scène. « C’est comme un clown qui prépare son spectacle, raconte Johan. Chez lui, il le fait super sérieusement mais quand il est devant le public, il se lâche. » Et le titre du disque correspond bien aux sept artistes. Explications de Rishi : « L’effet papillon, c’est une théorie connue qui dit que le battement d’aile d’un papillon au Brésil peut provoquer une tornade aux Etats-Unis. On trouvait que ça collait bien à notre groupe. On voulait marquer un départ pour pouvoir grandir. »
Profitant de son élan, de sa motivation et d’une grosse faim musicale, Galloway projette d’autres concerts pendant longtemps encore. Un deuxième album devrait voir le jour en avril-mai 2008 ainsi qu’un enregistrement live.
Vous êtes prévenus : un simple battement d’aile celtique dans le canton de Vaud peut provoquer un vrai déluge sur votre petite tête, où que vous soyez…



Focus
Le groupe semble bien comme les sept menhirs représentés sur la page d’accueil de son site internet, solides, posés, tranquilles. Mais comment fait-on pour vivre si longtemps ensemble en étant un groupe si nombreux ? « Je pense que comme dans tous les groupes, il y a forcément des engueulades, raconte Rishi. Mais jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de gros problèmes. Je ne peux pas dire quelle est la recette. On est assez francs, si quelque chose nous déplaît, on le dit à la personne et ça se finit bien en général. »
Et quel est le meilleur souvenir de cette longue vie commune ? « Il y en a quelques uns. Déjà notre premier live devant un public en furie, au Spring Break Festival à Gland en mai 2004. Il y aussi la sortie de l’album. Et la première fois qu’on est parti jouer à Paris. Mais bon, chaque concert nous procure une émotion différente. On a déjà vécu de chouettes moments. »
En fin de compte, le sept est bel et bien un numéro un peu magique et porte-bonheur.
Notre avis
Ce n’est pas un conseil d’ami, c’est une véritable prescription médicale : Galloway est à intégré dans la liste des choses bonnes pour la santé ! Que ce soit la dose moyenne servie sur disque ou la dose plus conséquente en version live, Galloway combat toutes les baisses de motivation et les petites déprimes hebdomadaires. Une telle débauche d’énergie et de bonne humeur ne peut que vous guérir même si ne souffrez de rien du tout ! Il peut être pris sans paroles (sur le morceau « Golfe celtique ») et principalement avec (« Le rêve d’Annie ») mais toujours sous instrus folks et mélodies festives. Il convient même aux femmes enceintes, c’est dire…
françois || le 13 août 2007