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Fête de l’Uni de Neuchâtel : les groupes suisses se sont taillés la part du lion

Fete de l UNI

Le rendez-vous des étudiants a tenu toutes ses promesses. Reportage.

Mercredi 4 mai dernier à Neuchâtel, s’est tenue la traditionnelle fête de l’uni, sur le désormais célèbre site des patinoires du littoral. Plus grand chaque année, le rendez-vous des étudiants neuchâtelois a réuni cette année pas moins de 12'000 personnes, soit un record absolu d’affluence, ce qui a par ailleurs obligé les organisateurs à boucler les caisses en milieu de soirée. Comme chaque année, plusieurs concerts étaient au programme, avec parmi eux des groupes indépendants suisses en devenir. Newzik.ch se devait donc d’être présent en première ligne.

Sur la grande scènes, les premiers à ouvrir le bal furent les Neuchâtelois de Elkee, qui, comme vous avez sûrement pu le lire dernièrement sur notre site, viennent d’accoucher d’une toute nouvelle galette (Phosphène) qui puise son énergie dans un rock impulsif et dans des mélodies soignées. Les cinq musiciens, entraînés par leur responsable vocal Mathieu se sont fendus d’un très bon concert, devant un public pour le moins réceptif et relativement nombreux pour un début de soirée.

Les belges de Rumpelstitchkin leur ont succédé avant de laisser la place à Superbus. Les Français ont carrément mis le feu à une patinoire archicomble et qui transpirait la motivation (ndlr : faut être doué pour mettre le feu à une patinoire…). Bref, je n’en parlerai pas plus puisque le temps m’est compté et que des jeunes aux dents longues attendent.

La fête de l’uni de Neuchâtel 2005 accueillait également une scène dite « alternative ». Petit endroit douillet et intimiste au détour d’un couloir, elle a vu se produire en premier les lausannois de Grand Bastard Deluxe. N’ayant que faire de « l’endroit douillet et intimiste », le quatre vaudois et le fribourgeois ont commencé par retourner la scène, puis le public et ensuite les gens qui se demandaient ce qu’ils faisaient là, mais qui sont restés quand même.

Distillant une « pop-punk » (ou skate-punk ou punk-rock, c’est selon) musclée et intensive, avec également, et c’est à souligner, un petit morceau de ska-punk qui personnellement m’a fait plaisir, Grand Bastard Deluxe en a convaincu plus d’un et plus d’une. D’après Julien, le mégaphone du groupe, « le groupe puise ses influences dans les compos de combos comme Blink 182, entre autres ». Questionné au sujet de l’ambiance générale et du public, Marc, responsable du marteau-piqueur, avait tout simplement l’air convaincu : « On a en général l’habitude de jouer sur des scènes plus grandes (ndlr : il faut souligner que effectivement, le podium était minuscule), mais le public était chaud. C’était parfait ! » Non content d’avoir réalisé pas mois d’une quarantaine de concerts en un an et demi à peine, les Grand Bastards Deluxe ont couché 5 titres sur un maxi (Still at school) l’été passé. Ils ont, paraît-il, le projet de remettre ça à la fin de l’année sur un format un peu plus grand.

Quelques pogos plus tard et une fois la pression redescendue, Agwarta est monté sur scène, dans un style quelque peu différent. Pratiquant un son « entre hier et aujourd’hui », comme ils le définissent eux-mêmes, les quatre explorateurs musicaux naviguent entre le blues de Robert Johnson, les mélodies de Prince et la fouge de Lenny Kravitz. Un très bon concert. A noter que leur album éponyme est déjà dans les bacs de votre disquaire depuis quelques temps déjà.

Vers la fin de la nuit, le groupe Tasteless a eu l’insigne honneur de clore musicalement cette édition 2005 de la Fête de l’uni. Les personnes présentes ont pu apprécier un rock fusion bien torché et des musiciens très au point techniquement et qui ont pour fâcheuse habitude d’écumer les scènes de Suisse romande et d’ailleurs. Pour info, leur premier disque (Tasteless) devrait être suivi d’un second très prochainement. Pour l’anecdote, la violoncelliste ne supporte pas le reggae… Dommage... (ndlr : soyons sérieux, cela n’enlève rien à sa prestation et elle me pardonnera !).

La fête s’est donc terminée, comme elle avait commencé, en musique. Ah pardon, sauf pour ceux qui se sont fait latter la tronche (parce qu’ils avaient, il faut le reconnaître, plusieurs petits verres dans le nez et relativement beaucoup de mal à quitter les lieux, mais bon…) par des securitas nostalgiques de temps obscures où l’on marchait en rang et au pas de l’oie… Rendez-vous l’année prochaine, pour plus de live et avec, si possible, moins de crânes vides !

 

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seb  ||  le 19 mai 2005


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